« Mal au dos, Mal du siècle » disait Robert MAIGNE en parlant des lumbagos. La charnière lombo-sacrée L5-S1 est le point de faiblesse de l’édifice rachidien. Elle supporte le poids du tronc et est le résultat d’une imperfection du passage à la station bipède. L’inclinaison supéro-antérieure du plateau sacré facilite le glissement de la vertèbre L5 vers le bas et en avant produisant des contraintes énormes au niveau de l’articulation sacro-lombaire.

Normalement, le glissement est empêché par l’encastrement de L5 entre les deux crêtes iliaques; l’amarrage solide de L5 et L4 aux crêtes iliaques par les ligaments ilio-lombaires supérieur et inférieur; la forme des articulations sacrées comparable à un butoir.

Le ligament ilio-lombaire supérieur va de la transverse de L4 pour s’insérer sur la crête iliaque. Il est oblique en bas, en dehors, en arrière. Le ligament ilio-lombaire inférieur va de la transverse de L5 pour s’insérer sur la crête iliaque. Il est oblique en bas, en dehors, en avant. Le ligament ilio-lombaire inférieur est extrêmement court, donc n’autorise qu’une faible course de L5 par rapport au bassin.

Le ligament ilio-lombaire supérieur est beaucoup plus long. Lors de la flexion, le ligament ilio-lombaire supérieur se tend et limite ce mouvement car situé en arrière. Lors de l’extension, le ligament ilio-lombaire inférieur se tend et limite se mouvement car situé en avant.

Ainsi, les ligaments ilio-lombaires fusionnent aux ligaments sacro-iliaques postérieurs, appartenant à la charnière lombo-sacré. Les lombagos sont aussi en relation avec l’action synergique des muscles fessiers, ischio-jambiers et les muscles abdominaux dont leurs attaches se font sur le bassin.

Si on considère le squelette du membre inférieur fixe: la contraction du grand fessier produit une bascule du bassin vers l’arrière. Cette rétroversion est aidée par la contraction des ischio-jambiers qui tirent l’ischion vers le bas et par la contraction des abdominaux qui tirent la symphyse pubienne vers le haut, entraînant la bascule postérieure du bassin et la diminution de la lordose lombaire. Si les muscles des fessiers ne verrouillent pas la symphyse pelvienne, la contraction du psoas, dans un plan sagittal, va produire une antéversion du bassin. C’est-à-dire que le coccyx va pointer vers l’arrière.

Si les muscles fessiers verrouillent la symphyse pelvienne, le psoas aura une action directe sur le rachis, accentuant la lordose de celui-ci. La flexion du rachis lombaire ne sera obtenue qu’en cas de relâchement des muscles intrinsèques et de verrouillage de la ceinture pelvienne comme les fessiers. Par se fait même, il faut considérer le psoas comme un muscle lordosant du rachis lombaire.

Dans une prise en charge ostéopathique, les ligaments ilio-lombaires responsables de l’intégrité de la charnière L4-L5-S1, les ligaments sacro-iliaques postérieurs, l’articulation de la sacro-iliaque, la symphyse pubienne, les muscles intrinsèques du rachis lombaire, le muscle iliopsoas, et les muscles fessiers sont importants à normaliser pour permettre un meilleur mouvement de la charnière lombo-sacré.

Dans un but de prévention et d’entretien les ELDOA général et L5-S1, les exercices d’abdominaux en mobilisation vertébrale, plus des étirements des muscles de la ceinture pelvienne son primordial pour garder une bonne intégrité et pour contrebalancer les lésions que la vie quotidienne nous apporte.

Écrit par Yan Rosa

Leave a Reply

Your email address will not be published.